Prochains stages

Près de MONTPELLIER

27 et 28 janvier 2018

VICHY (03)

3 et 4 février 2018

PARIS

10 et 11 février 2018

PORNIC (44)

24 et 25 février 2018

LA ROCHELLE (17)

10 et 11 mars 2018

MUNSTER (68)

24 et 25 mars 2018

VITRAC (15)

30 mars et 01 avril 2018

Près de LIMOUX (11)

2 et 3 juin 2018

Conférences

Me contacter

Harmonie Clarté
56 rue du Docteur Andarelli
84 400 APT

04 90 75 14 50

. Comment vous protéger contre l'épidémie de myopie ?

Source : Club Santé Nature Innovation

Le monde est touché par une épidémie de myopie.

En Chine, 90 % (!!!) des jeunes seraient myopes aujourd’hui contre 20 % en 1950. En Europe, on compte 2 fois plus de myopes qu’en 1970.

Les facteurs génétiques ne suffisent plus à expliquer ce phénomène. J’ai pensé un instant que c’était la mode de porter des lunettes – pour avoir l’air plus intelligent – mais les chercheurs ont une explication bien plus convaincante :

La myopie dépend de l’activité des yeux tout au long de la journée [*].

Ainsi, la myopie est-elle plus fréquente dans les pays où les enfants passent plus de temps en classe, ou à l’intérieur. Enfermés à l’intérieur, leurs yeux sont constamment fixés sur des objets proches (comme un écran à 30 cm). On observe que les enfants ont moins de myopie s’ils passent plus de temps à l’extérieur, où ils regardent au loin.

Les yeux ont besoin d’exercice (alterner entre regarder loin et regarder près). Autrement ils s’abîment. C’est surtout vrai pour les enfants qui grandissent – et dont les yeux continuent d’évoluer.

À Taïwan, des élèves ont été forcés de passer 1 h 20 dehors plutôt que de pouvoir rester à l’intérieur pendant les pauses à l’école. Après un an, le nombre de myopes avait été divisé par 2,25.

Une étude a comparé les enfants chinois de Sydney à ceux de Singapour. Ceux de Sydney passent en moyenne 13 heures dehors par semaine. Les enfants chinois de Singapour seulement 3 heures dehors. On recense 3 % de myopes parmi les petits Chinois de Sydney, contre 29 % chez ceux de Singapour.

Une excellente raison de plus d’aller vous promener en famille !


[*] Dolgin E. The myopia boom. Nature. 2015 Mar 19;519(7543):276-8.

. Quels conseils pour la DMLA ?

Source : Newsletter Santé et Nutrition

Le gouvernement français vient d'autoriser le remboursement de l'Avastin, un médicament initialement utilisé contre le cancer, pour le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA).
Le traitement consiste à vous transpercer les yeux avec une seringue pour vous injecter dans la rétine (fond de l'œil) un produit génétiquement modifié à partir des anticorps des souris.

Cette mesure est présentée comme une « victoire pour les patients » car le gouvernement espère économiser des dizaines ou des centaines de millions en remplaçant le Lucentis, qui est le seul médicament disposant d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le traitement de la DMLA, mais qui coûte 30 à 50 fois plus cher que l'Avastin (800 à 900 euros l'injection).

Mais vous, quel est votre intérêt dans cette affaire ??

Un médicament nouveau contre la DMLA

Et d’abord : qu’est-ce qu’un médicament comme l’Avastin, développé depuis 2004 par la firme californienne Genentech dans la lutte contre le cancer, viendrait faire au fond de votre œil ?
Le principe de l'Avastin est de bloquer la formation des vaisseaux sanguins qui irriguent les tumeurs cancéreuses. Les chercheurs espéraient ainsi freiner le développement des tumeurs en les « affamant ». En langage médical, on parle d'un produit qui bloque l’angiogenèse (d’« angio », veines, et « genèse », naissance).
Les résultats pour le cancer ont été très décevants. Par contre, les chercheurs se sont aperçus par hasard que ce produit était efficace contre la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA).
En effet, c'est en se multipliant que les vaisseaux sanguins finissent par obscurcir la rétine des personnes âgées, diminuant la vue et pouvant même les rendre aveugles. Un produit qui bloque la formation de nouveaux vaisseaux sanguins avait donc une chance de stopper la DMLA. C'est ce qui fut confirmé par les études [1].

(...)

La ministre de la Santé Marisol Touraine a pris le 20 août un arrêté ministériel autorisant l'usage de l'Avastin à la place du Lucentis.
Selon elle, l'injection d'Avastin pourrait revenir à 30 ou 50 euros, soit 20 à 30 fois moins cher que le Lucentis. Elle promet ainsi de faire économiser des centaines de millions à la Sécu. Cela pourrait paraître courageux.
(...)
En effet :

  1. Lorsque Marisol Touraine compare le prix du Lucentis (900 euros) à celui de l'Avastin (30 à 50 euros), elle parle du prix d'une dose, dont on a vu qu'elle est beaucoup plus petite pour le traitement de la DMLA que pour le cancer. Or, l'Avastin se présente sous forme de flacon contenant environ 20 doses et peut être facturé 1000 euros. Actuellement, les patients qui cherchent à se faire traiter contre la DMLA avec de l'Avastin doivent acheter un flacon entier à chaque injection. Le coût est donc le même ou plus élevé que pour le Lucentis.

  2. Pour contourner ce problème, le gouvernement pourrait décider de reconditionner les flacons d'Avastin en petites doses. Mais il faut pour cela qu'il fasse appel à des industriels. Il faudra un appel d'offre, des investissements, des garanties de propreté, de traçabilité et de sécurité d’emballage. Cela représente tout un travail qui nécessitera énormément d’argent, beaucoup de procédures administratives et beaucoup de temps pour être bien fait. Des épidémies d’infections très graves sont survenues aux Etats-Unis en raison d’un reconditionnement approximatif et non stérile du Lucentis [5]. Les médecins savent que le Lucentis dispose d'une AMM (autorisation de mise sur le marché) pour la DMLA, mais pas l'Avastin. Comment les obliger à prescrire l'Avastin, alors qu'ils risquent d'être responsables des complications si elles surviennent ?

  3. Mais surtout, et cela me semble être l'argument principal, le Lucentis est un médicament remboursé par la sécurité sociale à 100 % pour le traitement de la DMLA. Le prix n'est donc pas vraiment le problème du patient. Qui plus est, le gouvernement n'a proposé de rembourser que 10 euros par dose d'Avastin. Cela signifie que les patients auront intérêt à continuer à prendre le Lucentis. Ne s'abstiendra que la minorité ayant le plus grand sens civique.

Il faut savoir enfin que le coût du Lucentis ne représente qu'une minorité du coût du traitement de la DMLA. L'essentiel des dépenses est lié aux consultations, à l’imagerie de la rétine (tomographie de l’œil par scanographie à cohérence optique OCT), au transport des patients (dont beaucoup sont partiellement aveugles) et à la procédure d’injection intravitréenne. (...)


Vous enfoncer une seringue à travers l'œil

Il est tout de même stupéfiant que les autorités ne s'inquiètent pas plus d'un traitement qui, au fond, consiste à transpercer l'œil du patient avec une seringue pour lui injecter un produit aussi contestable que l'Avastin (ou le Lucentis, c'est la même chose).

Pour rappel, de nombreuses études indiquent que l'Avastin rend les tumeurs plus agressives lors des récidives [6]. Des études sur des souris ont montré que l'Avastin accélère la multiplication et l'agressivité des métastases [7]. Selon une étude de Robert Kerbel à l'Université de Toronto, les souris traitées à l'Avastin meurent dans certains cas plus vite que celles qui ne sont pas traitées du tout [8] ! Le 17 décembre 2010, la Foods and Drugs Administration (FDA), l'autorité de santé américaine, a annulé l'autorisation de l'Avastin pour le cancer du sein métastasé, après lui avoir accordé en 2008 une approbation accélérée sous prétexte que son efficacité était tout à fait remarquable (!) [9]. C’est que les effets nocifs de l'Avastin se sont révélés souvent pires que les effets bénéfiques. Aucune étude n'a montré que les femmes touchées par le cancer du sein métastasé vivaient plus longtemps grâce à l'Avastin.

Par ailleurs, l'efficacité contre la DMLA n'est pas si renversante qu'on veut bien nous le dire.
Les injections d'Avastin ou de Lucentis dans l'œil ne rendent pas une vue parfaite. Elles peuvent améliorer la vue, avec des résultats variables d'une personne à l'autre. Ces améliorations sont d'autant plus difficiles à mesurer que notre œil, même quand il fonctionne de façon optimale, voit mal notre environnement. C'est notre cerveau qui fait 90 % du travail de reconstitution des images telles qu'elles sont. La notion de vue est donc très subjective. D'ailleurs, quand on injecte aux gens souffrant de DMLA un placebo (faux médicament) à la place du Lucentis, ils sont 62 % à déclarer une amélioration au bout d'un an [10] ! Ce n'est pas autant que le médicament, mais c'est tout de même énorme. Dans tous les cas, cela reste un traitement préventif puisqu'il ne peut rien contre la DMLA une fois qu'elle est installée.

Il est donc malhonnête « d'oublier » de dire à la population que, justement, il existe des mesures faciles, peu coûteuses, sans aucun risque et naturelles de prévenir la DMLA. Et ces mesures ne nécessitent pas de vous enfoncer une seringue dans l'œil !

Prévenir la DMLA naturellement

La pierre angulaire de la prévention de la DMLA, ce sont les antioxydants, et en particulier les antioxydants spécifiques qui se concentrent dans la rétine et qui la protègent des radicaux libres.

Selon les chercheurs, il existe même un complexe d'antioxydants qui pourrait vous empêcher de devenir aveugle en réduisant de 25 à 30 % le risque de DMLA avancé.
Il s'agit d'un mélange de lutéine, zéaxanthine, vitamine C, vitamine E, zinc et cuivre [11].

Vous les trouvez dans le jaune d'œuf et dans les fruits et légumes colorés, surtout dans les brocolis, les épinards, le maïs et les choux, les myrtilles, framboises et baies. Pour le zinc, consommez des crustacés et en particulier des huîtres.

Mais attention, les antioxydants ne suffisent pas : pour protéger vos yeux, il est essentiel d'augmenter vos apports en oméga-3, que vous trouvez dans les poissons gras, dans l'huile de colza, les graines de lins broyées et l'huile de cameline [12]. La quantité à viser est 3,4 g par jour de DHA et 1,6 g d'EPA [13] (DHA et EPA sont deux formes d'oméga-3 que l'on trouve dans le poisson). Enfin, la supplémentation en vitamine D semble diminuer l'inflammation et ralentir l'évolution de la maladie [14] : 4000 UI de vitamine D3 par jour sont recommandées de l'automne au printemps et même toute l'année si vous ne pouvez vous exposer largement au soleil. Ces éléments se trouvant rarement en quantité suffisante dans l’alimentation, la prise de compléments alimentaires est conseillée. Le mélange employé dans les grandes études sur la DMLA contenait :

  • 500 mg de vitamine C
  • 400 UI de vitamine E naturelle
  • 10 mg de lutéine
  • 2 mg de zéaxanthine
  • 80 mg de zinc
  • 2 mg de cuivre

À noter qu'on observe actuellement aux Etats-Unis un recul du nombre de cas de DMLA, malgré le vieillissement de la population. Ce recul pourrait être lié à la prise de ces compléments alimentaires pour la protection des yeux, compléments devenus très populaires depuis le début des années 2000 suite à la publication de l'étude AREDS dont les médias ont beaucoup parlé.

Le sujet des compléments alimentaires, largement tabou en France, est malheureusement beaucoup moins couvert par nos médias, avec en conséquence un grand déficit d'information et, osons le dire, un retard vraiment pathétique dans la connaissance des progrès de la médecine nutritionnelle. (...)

Pour préserver vos yeux, je vous recommande les choses suivantes :

  • Éclairez-vous le plus possible à la lumière naturelle : les ondes lumineuses des lumières électriques et particulièrement des diodes abîment le cristallin et la rétine.

  • Augmentez la taille des caractères sur vos écrans : plus ils sont gros, moins vous userez vos yeux.

  • Clignez des yeux régulièrement : le film de larmes qui est étalé sur votre œil par vos paupières lorsque vous clignez des yeux protège la pupille et l'hydrate. Le clignement permet aussi de détendre les muscles oculaires.

  • Faites des pauses régulièrement quand vous travaillez devant un écran, au moins 20 secondes toutes les trente minutes. Profitez-en pour vous faire un massage des yeux en appliquant votre paume sur vos paupières. La chaleur de vos mains et l'obscurité permettront aux muscles de vos yeux de mieux se détendre.


Jean-Marc Dupuis, septembre 2015.


Sources :

[1] Long-term effectiveness of ranibizumab for age-related macular degeneration and diabetic macular edema
[2] Exploiting Cancer Patients With $10,000-a-Month Drugs
[3] Medscape
[4] L'Avastin remboursé par la Sécu pour le traitement de la DMLA
[5] Medscape
[6] Cutting off cancer's supply lines
[7] Antiangiogenic Therapy Elicits Malignant Progression of Tumors to Increased Local Invasion and Distant Metastasis
[8] Accelerated Metastasis after Short-Term Treatment with a Potent Inhibitor of Tumor Angiogenesis
[9] FDA rejects Avastin as breast cancer therapy
[10] Long-term effectiveness of ranibizumab for age-related macular degeneration and diabetic macular edema
[11] The Age-Related Eye Disease Study 2 (AREDS2) Research Group.Lutein + Zeaxanthin and Omega-3 Fatty Acids for Age-Related Macular DegenerationThe Age-Related Eye Disease Study 2 (AREDS2) Randomized Clinical Trial. JAMA. 2013;309(19):2005-2015. Ho L, van Leeuwen R, Witteman JC, van Duijn CM, Uitterlinden AG, Hofman A, de Jong PT, Vingerling JR, Klaver CC; Reducing the Genetic Risk of Age-Related Macular Degeneration With Dietary Antioxidants, Zinc, and {omega}-3 Fatty Acids: The Rotterdam Study. Arch Ophthalmol. 2011 Jun;129(6):758-66.
[12] Souied EH, Delcourt C, Querques G, Bassols A, Merle B, Zourdani A, Smith T, Benlian P; Nutritional AMD Treatment 2 Study Group. Oral Docosahexaenoic Acid in the Prevention of Exudative Age-Related Macular Degeneration: The Nutritional AMD Treatment 2 Study. Ophthalmology. 2013 Feb 7.
[13] Pilot study for treating dry age-related macular degeneration (AMD) with high-dose omega-3 fatty acids
[14] Vitamin D rejuvenates aging eyes by reducing inflammation, clearing amyloid beta and improving visual function


Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.


La Lettre Santé Nature Innovation est un service d'information gratuit de Santé Nature Innovation (SNI Editions).